De nouveaux extraits des carnets , ont été publiés cette semaine, Libération rapporte quelques propos anecdotiques de celui qui fut patron des Renseignements Généraux de 1992 à 2003, on apprend ainsi – entre les considérations sur les risques terroristes et des listes de courses - que Jospin « aurait acheté un pantalon rose dans les années 70 » ou qu’un « ancien collaborateur de François Mitterrand a été pris dans une affaire de mœurs au fond d’un bois il y a 10 ans ». Comme quoi toute information – ou rumeur - peut s’avérer utile en politique, quand on se met au service des hommes d’Etat plutôt qu’à celui de l’Etat. Cette affaire prend de l’ampleur, Nicolas Sarkozy, le député socialiste Arnaud Montebourg, et l’auteur des guignols, Bruno Gaccio, ont – avec d’autres – porté plainte.

Autre GRANDE actu cette semaine : Le congrès de Reims!! La motion Royal est arrivée en tête, mais sans majorité, donc les militants devront revoter ; Delanoë a abandonné le combat, et donne son soutient a Martine Aubry, Ségo s’offusque du comportement de ses collègues, qui ne sauraient pas saisir la main qu’elle leur tend, enfin, Benoît Hamon « trouve que ça dégénère », estimant « qu'on a désormais plus de colère contre d'autres socialistes que contre la droite. » La nouvelle déclaration de principe du principal parti d’opposition – adoptée en juin – dont le premier commandement est « aller vers l'idéal, comprendre le réel », n’a pas amélioré les choses, la crise financière n’a pas aidé, certes, car elle a surgis alors que le PS venait d’affirmer vouloir humaniser le capitalisme, et non le réformer en profondeur. Cela ne fait pas tout : les contradictions idéologiques persistent, et le PS, au lieu de s’accorder et de se prononcer sur les questions de fond, continue la guerre des chefs, sans qu’aucun ne semble a la hauteur.
Passons de l’autre côté de l’atlantique, plus précisément à Washington ou s’est tenu le G20. Les dirigeants des grands pays industrialisés et des économies émergentes se sont réunis et ont « posé les jalons d'une meilleure supervision du système financier mondial » sans cependant « accoucher d'un nouveau Bretton Woods », selon L’Express. Le quotidien Le Monde confirme cette analyse en affirmant que « les chefs d'Etat et de gouvernement du G20 s'en sont largement tenus à des déclarations de principe. Ils s'en sont remis à leurs ministres des finances pour mettre au point des mesures concrètes avant le 31 mars 2009. » Jean-Paul Fitoussi, président du centre de recherches en économie de Sciences Po, interviewé par Lemonde.fr, considère le résultat du sommet « comme étant exceptionnel et tout à fait inhabituel », car de nombreuses « mesures préconisées, mesures concrètes, sur des points concrets » ont été établies et qu’un délai a été fixé.
Agathe K.
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