Une auberge espagnole...
Quatre brésiliennes et une française dominent les lieux : 140m², au troisième étage d’un immeuble sur las Ramblas. Mari, Princessa, Julianna, Lili et Charlotte avaient trois jours pour me faire découvrir leur Barcelona.
Pour la visite guidée de leur cité haute en couleurs, tout commence par la Placa Reial , a 100 mètres de leur porte cochère. Direction Le Palau de la Musica, un lieu juste sublime qui renferme une magie intimidante. L’endroit fête son centenaire cette année, mais ses mosaïques restent intemporellement époustouflantes. Construit en trois ans, le palais est aujourd’hui un des lieux les plus prestigieux où sont donnés des concerts, de tous genres confondus. Du classique à la pop, les gammes, montantes ou descendantes, ordonnées par un orgue imposant, font vibrer la structure de verre et d’acier du Palau.
Il est 16h, soit… es la hora de las tapas ! Au mercado, on ne sait plus où donner de la tête. Un verre de vin (à consommer avec modération. C’est pour l’éthique) pour accompagner le pan con tomate, jambon serrano, légumes grillés à la plancha et patatas bravas !
La traditionnelle ballade sur las Ramblas, jusqu’à la Barcenoleta, en passant par les maisons biscornus de Gaudi et l’époustouflante Sagrada Familia, en guise de préparation pour l’apéritif. Cava, olives et toast de saumon… Avant de retourner diner à la Barceloneta. Quand on sort dans Barcelona, et bien qu’il soit 23h00 passées, c’est en robe et non pas en col roulé-écharpes-manteau d’hiver. La nuit se termine à la Macarena, toute petite boite de nuit où le DJ semble ne connaître que la techno…
Le lendemain, c’est à 15h00 qu’on s’aperçoit qu’il fait beau. Et on hésite entre lézarder au Parc Guëll, lézarder au Monjuic, ou lézarder sur la plage… Jus de pêche, pour l’avoir, et en route ! Il y a des palmiers, et des fleurs gravés sur les pavés à Barcelone. C’est apaisant cet horizon, ce ciel bleu et cette langue chantante. Barcelona est un peu folle, mais aussi parfaitement étrange. Pauvreté et richesse se côtoient, tant bien que mal. C’est déroutant quand on n’est pas habitué, mais il parait que « c’est Barcelone ».
Barcelona est scandaleuse, parce qu’elle ne connaît pas de tabou. Et on ne lui trouve pas de limites.
Barcelona est accueillante. On est partout chez soi
Barcelona est vivante, vibrante.
Si les journées sont courtes, les nuits sont longues et agitées. Et après un repas au lait de coco (pour les recettes, rendez vous à la rubrique cuisine…) dans une ambiance parfaitement confortable, c’est dans les boites de nuit barcelonaises qu’on vit. Mes hôtes sont toutes plus adorables les unes que les autres : elles font un réel effort pour parler anglais avec moi, et m’apprennent quelques mots de portugais. C’est une bulle, une auberge espagnole pleine de tendresse.
En dégustant mon cava et mon gratin de carottes au lait de coco mit gingembre, je les observe, les écoute et m’imprègne de leurs rires et de leur accent. Lili s’amuse à répéter mes phrases françaises, et son « personne n’a les clés » restera dans les annales…
Dimanche midi, mon réveil sonne pour me ramener à ma réalité. Je fais le tour de l’appartement pour récupérer tous mes trucs, le tour des chambres pour embrasser les chicas et enfin un tour de clé, pour la puerta que je referme derrière moi. Direction l’aéroport.
Vue du ciel, Barcelona est bien rangée. Des carrés aux angles arrondis.
Barcelona, je reviendrai.

















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